ACTE TROISIEME
que toi est guéri. Je ne m'occupe pas de savoir qui est le guérisseur, s'il a des diplômes ou non; je t'en parle parce queÀe t'aime et que je ne veux plus que tu souffres. Enlin, mon grand frère, tu peux bien faire cela pour moi.
Une fois pour toutes, laisse-moi tranquille... Tu es très gentil, mais laisse-moi tranquille. {Un temps. Amicalement.) Ah ! je te reconnais bien là, faux sceptique ! Vous êtes tous pareils. Vous ne croyez pas à notre science, mais vous croyez aux secrets du père Guernoche !... Ose donc dire maintenant que les médecins ne sont pas indispensables à riiumanité... {Sérieux.) Ne parlons plus de cela... Écoutemoi. Quand même je serais certain d'être guéri par lui — tu m'entends : certain — je refuserais de le voir.
BERTRY.
C'est de l'entêtement.
LE DOCTEUR
Non, c'est de la dignité, de la dignité professionnelle. Entre La Belleuse, se tenant les côtes à force de rire.