‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 207 sur 311 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

jeunes, par des vieux, par des liommes réputés vertueux et loyaux, et cela à deux pas du mari ou du père, dont ils allaient serrer la main, au départ, après l'échec de leur tentative! Ah! les lâches que vous êtes tous, et qu'il vous faut do l'audace pour oser exalter cet amour avili par chacun de vous!... Allons, partez n'est-ce pas? partez!...

PAUL, allant vers elle.

Non. {Un temps.) Si vos amies, mesdames de Gattenières et Longuyon, vous entendaient, elles ne reconnaîtraient plus leur rieuse compagne de tout à l'heure... Lucienne...

Il marche vers elle.

LUCIENNE

Laissez-moi.

PAUL

Non!

LUCIENNE, appelant, poursuwie par Paul.

Jean !

PAUL, cherchant à lui mettre la main sur la bouche, très

grave.

Je vous aime.

Jean I

PAUL

Vous vous êtes jouée de moi, c'est assez.

LUCIENNE

Jean I

Jeati parait, Lucienne jette un grand cii de triomphe et va se jeter dans ses bras.

JEAN

Lucienne!

LUCIENNE

Défends-moi, Jean, défends-moi!...

Un silence.

PAUL

Je suis à vos ordres, monsieur.

JEAN, tenant toujours sa femme dans ses bras. Il est sous

Vhnpression d'une très grande joie intérieure. Il répond à

Paid avec un très haut et souriant mépris. A mi-voix.

Mes ordres... c'est que tu t'en ailles... voilà tout... Je ne te hais point... Ma femme t'a chassé... Va-t'en... C'est tout ce que j'exige de toi... Va-t'en!...

PAUL

Mais...

Va-t'en !

Paul sort.

JEAN, de même.

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