‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 225 sur 311 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

des scrupules qui no sont plus de mode. Ces attaques quotidiennes dans la presse m'irritent. ^'"^

VAGRET.

Elles cesseraient à l'annonce d'une arrestation.

MONSIEUR DELORME

Justement. Je finirais par faire quelque sottise. Et J'en ai déjà commis une : je n'aurais pas arrêté cet hojrnpae si je n'étais pas harcelé comme je le suis. \ ^

VAGRET.

C'est un vagabond; vous lui avez donné un abri pendant quelques jours... le mai n'est pas grand. -^

MONSIEUR DELORME

Tout de même...

VAGRET.

Vous VOUS découragez trop vite... Ce soir ou demain un hasard peut vous mettre sur une piste nouvelle

MONSIEUR DELORME

Et quand même... Savez-vous ce qu'on dit? on dit que M* Plaçât, l'avocat de Bordeaux, viendra défendre l'inculpé.

VAGRET.

Je ne vois pas quel serait son intérêt.

MONSIEUR DELORME

Il veut se présenter aux prochaines élections dans V notre arrondissement et compte sur sa plaidoirie," dans /' laquelle il saura placer certaines attaques, pourTeTaFre ^ ici un peu de popularité. ^■

VAGRET.

Qu'est-ce que cela peut vous faire?

M 0 N s I E U r. DELORME.

Mais il peut assister à tmis les interrogatoires de l'aor cusé, la loi l'y autorise, et comme il est assoiffé de\ réclame, il en communiquera aux journaux ce qu'il lui

322 LA ROBE ROUGK

plaira et je serai chaque matin vilipendé dans les feuilles si ma manière d'agir ne lui convient pas.

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