ACTE PREMIER
des scrupules qui no sont plus de mode. Ces attaques quotidiennes dans la presse m'irritent. ^'"^
VAGRET.
Elles cesseraient à l'annonce d'une arrestation.
MONSIEUR DELORME
Justement. Je finirais par faire quelque sottise. Et J'en ai déjà commis une : je n'aurais pas arrêté cet hojrnpae si je n'étais pas harcelé comme je le suis. \ ^
VAGRET.
C'est un vagabond; vous lui avez donné un abri pendant quelques jours... le mai n'est pas grand. -^
MONSIEUR DELORME
Tout de même...
VAGRET.
Vous VOUS découragez trop vite... Ce soir ou demain un hasard peut vous mettre sur une piste nouvelle
MONSIEUR DELORME
Et quand même... Savez-vous ce qu'on dit? on dit que M* Plaçât, l'avocat de Bordeaux, viendra défendre l'inculpé.
VAGRET.
Je ne vois pas quel serait son intérêt.
MONSIEUR DELORME
Il veut se présenter aux prochaines élections dans V notre arrondissement et compte sur sa plaidoirie," dans /' laquelle il saura placer certaines attaques, pourTeTaFre ^ ici un peu de popularité. ^■
VAGRET.
Qu'est-ce que cela peut vous faire?
M 0 N s I E U r. DELORME.
Mais il peut assister à tmis les interrogatoires de l'aor cusé, la loi l'y autorise, et comme il est assoiffé de\ réclame, il en communiquera aux journaux ce qu'il lui
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plaira et je serai chaque matin vilipendé dans les feuilles si ma manière d'agir ne lui convient pas.