II
MOCZON.
Mon Dieu... c'est un magistrett très assidu, ponctuel même.
MONDOUBLEAU.
Non, je veux dire, au point de vue politique...
MOUZON
Vous ne pouvez lui garder rancune, mon cher déj)yté, .d'être dans un camp diamétralement opposé au nôtre^. N'allez pas croire au moins que ce soit un méchant homme. .
MONDOUBLEAU.
C'est un esprit étroit. [Depuis quelque temps, il regardait sur le bureau de Mouzon.) Je vois justement sur votre table le dossier Labastide... Il n'y a pas de quoi fouetter un chat dans cette afl'aire-là... Je connais beaucoup Labastide q^u^ est un de mes meilleurs agents électoraux^ et j'affirme qu'il est incapable. d^âvoir commis les actes qui lui sont reprochés... Je l'ai dit à M. Vagret et je vois qu'il a cependant conclu à des poursuites.
MOUZON
Je ne puis vous affirmer qu'une chose, mon cher député, c'est que j'étudierai le dossier Labastide avec un soin tout particulier.
MONDOUBLEAU.
levons estime trop, mon cher ami, pour vous demander plus... Allons! je ne veux pas vous faire perdre votre temps... Bon courage...
MOUZON
Au revoir. [Le député sort. Seul.) Je crois que notre
/ député ne va pas avoir trop mauvaise opinion de moi,..
[Souriant.) Le fait est que j'ai eu du flair en soupçonnant
Etchepare... Maintenant, il s'agit de lui faire tout avouer,
le plus tôt possible...
Entre le concierge, une dépêche à la main.