SCENE II
LA BOUZULE, LA MÈRE D'ETCHEPARE.
LA BOUZULE.
On me dit, madame, que vous désirez voir un de ces messieurs du parquet.
LA MÈRE
Oui, monsieur.
LA BOUZULE.
Vous V oudricz assister à l'audience?
LA MÈUE.
Non, monsieuf... Je sais si bien qu'on ne peut pas condamner mon fils que ça ne m'intéresse pas du tout ce
qu'on dit là-dedans. Je l'attends. Je suis venue parce qu'on nous a chassés de chez nous.
LA BOUZULB.
On vous a chassés?
LA MÈRB.
Il est venu des huissiers, k . 7 . ,1, i, •; ;
LA BOUZULE.
Votre fils avait donc des dettes?
LA MÈRE
Depuis qu'on l'a arrêté, les ouvriers nous ont quittés.. On n'a pas pu rentrer les récoltes, ni payer ce qu'on devait.'.. Mais je sais bien qu'on nous rendra tout ça lorsque mon fils va être acquitté...
LA BOUZULE, à part.
Pauvre femme I...
LA MÈRE
Je suis bien heureuse de voir arriver la fin de nos misères... Il va revenir, il va retrouver sa maison et ses champs. Il se fera rendre nos bestiaux. C'est pourquoi je voulais voir un de ces messieurs.
LA BOUZULE.
Expliquez-vous.
LA MÈRE
Quinze jours après que les gendarmes sont venus arrêter) mon fils, M. Claudet a fait déverser les eaux de son usine S dans le ruisseau qui passe chez nous et où boivent les I bestiaux. Gela a été aussi une des causes de notre ruine./ Si Etchepare le voit lorsqu'il va revenir. Dieu sait ce qu'il fera. Il faut que la justice arrête le mal qu'on nous fait.
LA BOUZULE.
La justice I... Ah! madame... Comme cela vaudrait mieux pour vous, si vous pouviez ne pas vous adresser à elle i