‹ Théâtre completChapitre 163 sur 241 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

A NI. R K, indi'ferent.

Ah!

Cela ne te fait rien ?

ANDRÉ

Rien.

Je vois bien que si Tu n'as pas besoin de cacher tes sentiments devant moi.

ANDRÉ

Je ne puis pas te dire que j'ai de la peine, puisque je n'en ai point.

MADAME LOGERAIS

Tu manques de confiance en moi.

ANDRÉ, sans élan.

Mais non, mère.

MADAME LOGERAIS

Tu ne m'as jamais fait de confidences. Regarde ton camarade Jacques. Tout petit, il a pris l'habitude de considérer sa mère comme son meilleur ami : il lui dit tout.

ANDRÉ, sans reproche.

Tout petit, j'étais à la pension. Après, j'étais au lycée. On avait trop peu de temps au parloir,

MADAME LOGERAIS

Les jours de sortie...

ANDRÉ

Nous n'étions pas seuls.

MADAME LOGERAIS

Tu ne m'aimes pas, André.

ANDRÉ, sincère, mais sans élan.

Si, mère, je t'aime bien.

MADAME LOGE HAIS

Alors, embrasse-moi.

ANDRÉ, de même.

De grand cœur.

Baiser froid qui les laisse tristes tous deux.

MADAME LOGERAIS

Tiens, tu avais oublie ton porteleuille.

ANDRÉ

Merci, mère.

Il sort. Après un moment, Logerais apparaît à la porte de l'alclier. Il fait entrer Maria et Léontine et reste dans r entre-bâillement de la porte.

LOGERAIS

Rangez un peu, mes petits enfants. Vous partirez tout à l'heure.

Il disparaît.

MADAME LOGERAIS

Et la commission?

MARIA

Monsieur Logerais ne veut ,plus qu'elle parte aujourd'hui.

LÉONTINE

C'était bien la peine de nous faire travailler le dimanche.

Allons, mes petites chattes, ne vous montez pas la tête... Moi, cela ne me regarde pas... Faites votre travail et ne dites rien.

Elle sort.

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