‹ Théâtre completChapitre 187 sur 241 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

LOGERAIS, triste et soumis.

Si ! Tu le revois, je le sais... Je te dis : Je n'en ai jamais connu d'aussi méchante que toi, et jamais je n'ai aimé personne autant que je t'aime. Pourquoi n'es-tu pas venue? Je fai attendue jusqu'à sept heures et demie.

JEANNE

Je n'ai pas pu.

LOGERAIS, honteux.

Tu étais p^ut-étre avec...

Regard à la fenêtre.

JEANNE

Non!

LOGERAIS, pitoyable.

C'est bien vrai?... Je ne demande qu'à te croire, moi. Seulement, tu ne te donnes même pas la peine d'inventer une excuse.

JEANNE

Je n'ai pas besoin d'excuse. Je n'ai rien fait de mal.

LOGERAIS

Vrai... Si c'était vrai... {Parlant à la manière des enfants.) Si c'était vrai que ne petit coco séri n'aimait touzours son vieux toutou, ne vieux toutou ne ferait une tite surprise à son petit coco séri... C'est vrai, dis?

JEANNE

Oui.

LOGERAIS

Tu ne le jurerais pas?

JEANNE, avec une tape siir la joue.

Je te le jure, gros bébé.

LOGERAIS, ému.

Merci... Tu es bien gentille... bien gentille... Tu comprends, moi, je suis vieux, il n'y a que toi qui m'aime... {Silence. Larme à l'œil.) Alors, tu viendras demain soir, dis?

JEANNE

II y aura la pelilc surprise?

LOGERAIS

Vouil

JEANNE

Alors, c'est entendu.

LOGERAIS

Merci.

// lui baise la imin furiiveinent. — Elle sort.

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