ACTE DEUXIEME
MARGUERITE
Munsieur Logerais?
LOGERAIS
Vous avez l'air d'être mal portante depuis quelque temps.
MARGUERITE
Oui, monsieur, je suis un peu malade... C'est pour aller chi.'Z le médecin que je vous demanilais la permission de sortir.
LOGERAIS
Il faut VOUS soigner... Vous êtes une brave, une honnête fille... il ne faut pas que vous tombiez malade... Nous vous aimons et nous vous estimons beaucoup.
MARGUERITE
J'en suis très heureuse.
LOGERAIS
Ah! je n'en dirai pas autant à tout le monde, ici... Léontine, par exemple... et Jeanne?... [Après un silence.) Elle a un des bijoutiers d'en face, n'est-ce pas?
MARGUERITE
Je ne sais pas, monsieur.
LOGERAIS
Oh! c'est le secret de Polichinelle.
MARGUERITE
Je ne sais pas !
LOGERAIS
Maintenant, après tout... peut-être qu'on se trompe. Le monde est si mauvais... Vous croyez que ce n'est pas vrai, vous? Ce n'est peut-être pas vrai?
MARGUERITE
Peut-être bien!
LOGERAIS
N'est-ce pas?... [Regard à Marguerite. — Réflexion. —
Peur d'en avoir trop dit.) kpréslont, cela m'est indifférent.,. Du moment que le travail de l'alclicr n'en souffre pas... chacun est libre, n'est-ce pas?
MARGUERITE
Certainement!
Eiitre André.
LOGERAIS, indiffèrent .
Tiens, André! Qu'est-ce que tu veux?
ANDRÉ
Rien. Voilà deux heures que je travaille, je venais flâner par ici...
LOGERAIS
Flâne, mon ami.
Il va à la fenêtre. Marguerite porte un chapeau auprès de lui.
MARGUERITE, à voîx basse à André.
Alors, je vais chez le médecin directement?
A N n R K , de même.
Je t'y rejoins.
MARGUERITE
Je pars, monsieur Logerais?
LOGERAIS
C'est cela.
Elle sort.
SGKNE V
ANDHK, LOGERAIS, puis MADAME LOGERAIS.
L O fi 15 R Aïs.
Eh bien, mon gars, on travail!*^ <lur?