‹ Théâtre completChapitre 31 sur 241 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

LE DOCTEUR, SOUS dureté.

En voilà assez, monsieur. Tout cela ne me regarde pas. J'ai eu tort même de vous montrer mon indignation. J'aurais dû vous laisser vous juger vous-même. Je n'ai à m'occuper ici que du présent et de l'avenir, de l'enfant et de la nourrice.

l'avarié.

Elle n'est pas en danger?

LE DOCTEUR

La nourrice est en danger d'être contaminée.

l'avarié.

Non, mais... mon enfant?

LE DOCTEUR

Jusqu'à présent, les symptômes ne sont pas inquiétants. l'avarié.

Merci, docteur. {Détaché.) Alors, vous me disiez, pour la nourrice. . . Est-ce que vous consentiriez à ce que j'appelle maman, elle sait mieux que moi...

Comme vous voudrez...

l'avarié, allant à la porte et revenant très ému.

J'ai une prière à vous adresser, monsieur. Faites que ma femme, faites que personne ne sache rien de ce qui s'est passé... Si ma pauvre femme apprenait que c'est moi qui suis la cause... c'est pour elle que je vous supplie... Elle, elle n'est pas coupable.

le DOCTEUR.

Je ferai tout mon possible pour qu'elle ignore la véritable nature de la maladie, je vous le promets.

l'avarié.

Oh! comme je vous remercie... comme je vous remercie...

- LE nOCTKUR.

Ne me reioercicz pas... C'est pour elle et non pour vous, en effet, que je consentirai à mentir. i/wAniÉ.

Et maman?

LE rtOCTEUR.

Madame votre mère connaît la vérité.

L'AVAniÉ.

Mais...

LK DOCTEUR

Je vous en prie, monsieur... Nous avons à causer assez longuement de choses très sérieuses.

Georges va à la porte du fond et fait entrer sa mère.

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