ACTE DEUXIÈME
L \ X 0 U R lU C E .
Je veux m'en aller.
LA MKUE.
Je ne vous laisserai pas partir...
l'ayaiuk.
Eli! Laisse-la partir, après tout... Nous ne pouvons pas l'attacher ici... [A la noui^^-ice.) Eh bien ! puisque vous voulez partir, vous partirez. Seulement j'ai bien le droit de vous dire que vous êtes aussi bête que vos bestiaux.
LA NOURUICE.
Je ne dis pas non.
Et je ne vous paierai pas votre mois commencé... et vous paierez vous-même votre voyage en chemin de fer.
LA NOURRICE
Ça, nous verrons.
l'avarié.
Oui, vous le verrez. Et vous allez le voir tout de suite. Allez-vous-en, je ne vous retiens pas. Bonsoir... LA mère.
Ne t'emporte pas, Georges I {A la nourrice.) Ce n'est pas sérieux. Nounou, répondez.
LA NOURRICE
J'aime mieux m'en retourner tout de suite dans mou pays et n'avoir que mes cinq cents francs.
l'avarié.
Quoi?
la MtiRE.
Qu'est-ce que vous me racontez?...
l'avarié.
Cinq cents francs ?
la mère.
Quels cinq cents francs ?
70 LES AVAHIES
LA NOURRICE
Je vous dis... à tout!
LA MiCKE.
Tenez. . vous êtes une imbécile.
l'avarié, pansant devant sa mère.
Laisse-moi lui parler.
LA NO un ni CE.
Je sais bien que nous ne sommes que des gens de la campagne.
l'a va Kl K.
Écoutez-moi, Nounou... Tout à l'beure vous aviez peur qu'on vous renvoie, vous étiez contente des gages que ma mère avait fixés. En plus de ces gages, nous vous avons promis une forte somme pour vous en retourner... maintenant, vous nous dites que vnus voulez partir... Là... tout d'un coup... Il y a une raison... voyons... voyons... il faut qu'il y ait une raison... Est-ce qu'on vous a fait quelque clin=e ?
la NounnicE,
Non, monsieur.
l'a VA R[ É.
Alors ?