SCÈNE V
KIOÉRIK, TOTII.O. LE BUCHERON, MARIE, OLENGA
Arrive Marie, accompag-née d'une très jeune fille & l'air éploré. Maria est richemeut vétua à la mode da paya. Oleoga est pauvrement habillée.
MARIE; ft Klgérik, es ponssaot vert lui Olenga.
Regarde, Kigérik, quel ravissant petit objet je viens de dénicher dans le faubourg. A mon approche, cette poltronne à quitté un groupe de femmes et s'est réfugiée dans sa cabane... J'ai poussé la porte... Son père était là... Je te l'ai achetée...
KrCÉlUK, l'examinant.
Tout à fait mignonne 1... Le type que je préfère.!...
MARIE, souriant Mon type, en somme !... (S'emparant d*Oleaara pour s« m*>
aurar aTee elle.) ïiens-toi droite, Olcnga !... D'un rien plus petite que moi !... Comme architecture, c'est pareil... poitrine... épaules... et combien d'années
de- moins I... (Olenga sa remet à sangloter.) Pat exemple,
son moral et le mien... Regardez-moi ce déluge I... (A Olenga.) SI tu as les yeux rouges, tu dégoûteras le roi I...
OLENGA, d'una Toix- entraaoupia.
Trongo, le fils du boucher, devait m'ép<raser dans quelques jours... Il araîl économisé l'argent !...
KIGÉRIK, lui caressant les maint.
Mais je suis le roi, petite sotte I... tu n'entends pas ?... Le roi!...
OLENGA
Oui, je serai sage!...
MARIE, à Olenga qui s'essuie les yeux.
Tu reverras tes parents, petite... Le harem n'est
pas une prison... (Tout en parlant, elle s'aperçoit de U présenee
lia bûcheron.) Qu'attcnds-tu là, bonhomme?
LE BUCHERON
Qu'il plaise à Votre Majesté de jeter un regard sur moi et sur ce trou.
MARIE
Que veut dire cet idiot?... A quel travail écrasant vient-il se livrer pour que la sueur dégouline
ainsi sur son visage?... (Regardant autour d'elle.) Totîlo
rit!... Le roi fait signe qu'on se taise !... Je ne dois
pas savoir... (Elle fait quelques pas vers la fosse.) Ah! Ah 1
Tu viens de réparer la fosse... Certainement les années ne l'avaient pas respectée à ce point... Kigérik, je reconnais là une de ces délicates prévenances auxquelles vous m'avez habituée... Je vous remercie...
KIGÉRIK
J'ai t&ché de rétablir le cadre dans lequel nous avons fait connaissance, sans oublier le chasseur qui a eu l'heureuse fortune de vous capturer.