PROLOGUE
Mais pour les austères paroles J'oubliai les folles chansons.
Bientôt , saisissant mon domaine , Je contemplai l'histoire humaine , Et j'en méditai les leçons.
Quand , voyageuse opiniâtre , J'eus parcouru le monde ancien , Je descendis sur le théâtre , Devant le peuple Athénien.
Je mis sous les yeux de la foule L'événement qui se déroule De la cause jusqu'à l'effet ; Je fis voir, dans mes chants sévères , Aux fils ce qu'avaient fait leurs pères , Et ce qu'eux-mêmes avaient fait.
Athènes ! ô ma patrie !
Ton nom sera toujours chanté.
Ton lait vigoureux m'a nourrie ; Je paie en immortalité.
Laissons l'inglorieux Satrape , Dont le nom ignoré m'échappe , S'endormir dans la pourpre et l'or.
Malheur à qui craint la lumière !
L'Asie est morte tout entière ; — Terre des arts , tu vis encor 1
Elle s'aTEDCd ven la public.
Et VOUS ^ qui vous nommez les héritiers d'Athène, Français , n'oserez-vous me voir sur votre scène ?