ACTE ï
De ne pas écouter les conseils d'une dame ;
Mais quoi ! les insurgés hantent peu les salons ;
Nous ne les menons pas ainsi que nous voulons ;
On ne fracasse pas les trônes légitimes ,
Sans que quelques éclats blessent quelques victimes !
— Je n'ai pas commandé les massacres. Pourquoi
En jetez-vous toujours tout le crime sur moi?
LOUVET
premier magistrat , tu les laissas commettre.
BUZOT
C'était les commander, Danton , que les permettre.
Qu'as-tu fait , ô Danton , dans ces malheureux jours , De tes éclats de voix si connus des faubourgs ?
DANTON
Est-ce donc que ma voix pouvait être entendue ? Pouvais-je arrêter, seul, une foule éperdue?
Septembre est le forfait de tous. Moi , je sauvais , Courant de tout côté , tous ceux que je pouvais. Septembre ! accusez-en Brunswick à notre porte ! Ah ! septembre maudit l — Eh bien ! oui , que m'importe ! J'ai regardé mon crime en face , et l'ai commis ; J'ai brûlé nos vaisseaux devant les ennemis ; J'ai condamné la France à vaincre ou disparaître , A rester république ou bien à cesser d'être.
— Bref , nous sommes vainqueurs , et libres désormais ; Voulez-vous oublier septembre?
LOUVET
Non , jamais.
DANTON
Vous repoussez la main que je venais vous tendre?
BARBAROUX
Le crime et la vertu ne peuvent pas s'entendre.
DANTON
Soit!
Il 8*oloiffae, poil arrirë rem la porte du fond:
Vous avez voulu la guerre ; — vous l'aurez.
Usor* s I E Y £ s , aux Girondins.
Jeunes gens ! jeunes gens ! .vous vous repentirez.
riN DU PREMIER ACTB,