‹ Théâtre completChapitre 145 sur 252 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

CHARLOTTE CORDAY, tenant un Tolume de Rouueaa sous le bras ; — à droite , des Fa N E U S E S , retournant les foins ; — à gauche , Deux Faucheurs coupant les herbes; un troisième FAU- CHEUR, assis et aiguisant sa faux ; un quatrième FA U C H E U R , debout et appuyé sur sa faux , à rarant-scène,

CHARLOTTE GORDAY, au quatrième faucheur.

Oui , oui , Dieu soit loué ! la saison sera bonne. Les foins sont abondants , et quand viendra l'automne , Si l'espoir des pommiers échappe aux vents du nord , Le cidre remplira le pressoir jusqu'au bord.

— A demain.

Aux autres faucheur^.

C'est assez. L'heure est trop avancée, Faucheurs; n'aiguisez plus votre faux émoussée.

234 CHARLOTTE GORDAY.

— Emportez vos râteaux , faneuses , et demain Aux premières chaleurs mettez-vous en chemin.

Ils sortent tous , après aTolr salaë Charlotie.

Page 1