‹ Théâtre completChapitre 163 sur 252 · ACTE II. t6l · texte numérisé non relu

ACTE II. t6l

Qui vont livrer la France à ceux qui Fenvahissent!

LE VIEUX GENTILHOMME

Qui vont la délivrer de ceux qui la flétfissent.

CHARLOTTE

Qu'ils soient punis ceux-là, mais par d'autres moyens! Qu'ils soient punis, chez'nous , par des concitoyens ; Et n'introduisez pas dans les guerres civiles L'étranger qui n'y vient que pour prendi% nos villes !

LE VIEUX GENTILHOMME

Par un pire fléau nous sommes envahis.

La liberté , — voilà l'ennemi du pays,

CHARLOTTE

La liberté!

LE VIEUX GENTILHOMME

Voyez en quel état nous sommes!

CHARLOTTE

Ah ! ne l'accusez pas de la fureur des hommes !

LE VIEUX GENTILHOMME

Quels forfaits monstreux n'a-t-elle pas commis!

CHARLOTTE

Quel culte n'a pas eu ses Saint-Barthélemys!

LE VIEUX GENTILHOMME

Quoi! pour des assassins vous prenez la parole!

CHARLOTTE

Je les hais plus que vous de souiller mon idole.

MADAME DE BRE^TEVILLE

Tu n'as jamais été si vive en tes propos , Charlotte ; ton esprit a besoin de repos.

— Aussi bien il est tard. Par, delà sa durée Nous avons aujourd'hui prolongé la soirée.

Elle se lèTe ; tous se lèrent comme elle et sortent à droite, après l'anrir saluée. — Madame de BretteTÎUe embrassant charlotte sur le front :

Bonne nuit , mon enfant. — La nuit porte conseil ; Nous parlerons encor de Londre , à ton réveil.

Elle sort à gaaobe, appuyée sur Marthe et conduite par Charlotte.

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