ACTE III
En paroles beaucoup, en œuvres peu de chose.
— Sieyès ! prudent Sieyès ! vous aviez bien raison. Ailleurs l'indifférence ! ici la trahison !
Il montre Wimpfen.
Tu* vois ce général; crois-tu qu'il nous seconde? Il défend les Bourbons et non pas la Gironde. Ainsi notre drapeau devient le rendez-vous Des vieux partis vaincus qui se servent de nous , Si bien qu'environné de périls, je redoute Pour nous une victoire autant qu'une déroute.
— Et voilà mon chagrin 1 Je vois, et j'en gémis , Combien la République a peu de vrais amis ,
Et que des deux côtés on prétend la défendre , Les uns pour l'opprimer, les autres pour la vendre. République , ton sort me déchire le cœur !
Car je t'aime toujours , même dans ta rigueur, Et je ne puis songer, sans une peine amère , Que tu meurs avec nous , République , ma mère \
L n VE T, qui est rerenu rers Bwbaroux pendant les durniors mots.
Ah bah I avant la mort ne prenons pas le deuil.
Se tooroant vers Charlotte, et lui montranirla place publique.
Voyez donc 1 — N'est^^e pas que c'est un beau coup d'œil ?
CHARLOTTE
Oh 1 oui. C'est beau !
A part, après avoir fait quelques pas en avant.
Pourtant n'est-il pas déplorable Qu'il faille tant de gens contre un seul misérable ,
Qu'on manquera peut-être , ou de qui le trépas Sera payé trop cher du sang de nos soldats !
LOUVET, AUX Oirondins.
Nous sommes attendus, messieurs ; il faut descendre. Allons l — Viens , Barbaroux I
CHARLOTTE, bw à B&rbaroux.
Un mot l veuillez attendre.
Lefl Giroadios, le général 'Wimpfen «t les boorgeois lorient à droite et à gauche