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ACTE IV

DEUXIEME CITOYEN

Tuons-les ! nous aurons La farine et le reste au prix que nous voudrons.

Pendant que Forateur parle , des passante s'approchent et grossissent le

groupe. La petite fille qui jouait aux pieds de sa mèire, vient vers le

groupe et l'examine carieusement ; sa mère, entendant les cria des citoyens, accourt vers elle et la ramène au fond du théâtre.

^ L'ORATBUa.

On fait jeter le blé dans Teau ! Cette semaine , On en a retrouvé cent setiers dans la Seine.

PREMIER CITOYEN

Abomination !

QUATRIÈME CITOYEN

Le pain des pauvres gens !

DEUXIÈME CITOYEN

Dont on eut pu nourrir un millier d'indigents !

l'orateur.

Dehors on nous assiège ; ici l'on nous affame. N'est-il 4)as évident que c'est la même trame , Et que les Girondins ne marchent en avant Qu'après s'être entendus avec nos ci-devant?

QUATRIÈME CITOYEN

C'est évident.

PREMIER CITOYEN

C'est clair.

988 CHARLOTTE GORDAY.

l'orateur.

S'il vous restait un doute , Écoutez ce que dit Marat.

U déploie le journal de Marat. — A ce moment, Charlotte tvaTers le thé&tre, et s'arrête quelques instants pour écouter.

PLUSIEURS CITOYENS

Silence !

PREMIER CITOYEN, à son Toisin. *

Écoute !

L' orateur/ lisant le journal de Marat.

« Il n'est point de malfaiteurs aussi vils , aussi lâches , « aussi atroces que les scélérats de la Gironde. Cette fac- « tion infernale et coiyiirée avec les ennemis de la liberté a du dedans et du dehors , pour remettre la patrie aux a fers et rétablir le despotisme. »

Aux citoyens.

— Vous l'entendez l

Il lit..

« Pauvre peuple! à quelle horde de scélérats as-tii « affaire ! comment les as-tu supportés jusqu'à ce jour ! »

QUATRIÈME CITOYEN

C'est vrai ; nous sommes trop cléments.

l'orateur.

Écoutez ce qu'il dit des accaparements.

lit.

« La patrie est en proie à la fois aux horreurs de la

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