CHARLOTTE, L'ENFANT, LA JEUNE FEMME
LA JEUNE FEMME, à Charlotte.
Cette enfant vous ennuie; excusez-moi.
Elle Teut emmener l'enfant, que Charlotte retient.
CHARLOTTE
Non pas ; Je prends plaisir à voir ses gracieux ébats.
LA JEUNE FEMME, s'asse^ant près de Charlott«.
Avez-vous donc , vous-même , une petite fille ?
CHARLOTTE
Je suis seule en ce monde , et n'ai point de famillç.
LA JEUNE FEMME
Si jeune et toute seule à Paris ! — Mais du moins Vous avez des amis qui vous donnent leurs soins?
CHARLOTTE
Je n'y connais personne , et n'y suis pas connue ; Pour la première fois , hier, j'y suis venue.
LA JEUNE FEMME
Je comprends ; vos parents sont peut-être en prison?
— Ou morts? — et c'est pourquoi vous fuyez la maison ?
Charlotte ne répond pas.
— Pardon ; je renouvelle ainsi votre tristesse ; Mais c'est qu'en vérité votre sort m'intéresse. Que ferez-vous, bon Dieu ! sans émis, sans parent, Isolée , au milieu de ce Paris si^grand !
— Où logez-vous ? ♦
CHARLOTTE
Dans un hôtel.