‹ Théâtre completChapitre 248 sur 252 · SCÈNE II. W · texte numérisé non relu

SCÈNE II. W

Regardant Horaoe.

— Ahl il a tressailli!

Détache (na couronne.

Elle 6te sa couronne de lierre , et la remet à Horace comme si cYtait à Calafs.

Déroule ces cheveux que l'ivoire emprisonne . Baigné tes doigts brûlants dans leurs flots divisés.

HORACE, caressant les ohereux de Lydie.

Les beaux cheveux !

LYDIE

Ma main se livre à tes baisers.

HORACE, baisant la main de Lydie.

La belle main !

LYDIE , comme se rëTeillant.

Eh bien ! que faites-vous ?

HORACE

Jo rêve.

LYDIE

Ah I vou^ interrompez mon songe !

H OR A CE , lui baisant encore la main.

Je Tachève.

LYDIE

Uélas ! je vous prenais pour Calais.

HORACE

Merci.

LYDIE

J'ai cru que vous étiez déjà bien loin d'ici.

HORACE, mootrftni les mains de Lydie.

Le moyen de partir, retenu par ces chaînes ?

Près des mains de Gholé les miennes sont vilaines.

HORACE, pr€inant la main de Lydie.

Non pas. Ces jolis doigts sont plus blancs que les siens, Et plus mignons. — Elle a des doigts plébéiens.

'^ LYDIE

Peut-être. — Mais sa taille est superbe.

HORACE, montrant la taille de Lydie.

Ah l déesse !

Devant ce port divin quelle tournure épaisse !

LYDIE

Un peu lourde ; c*estvrai. — Mais quels cheveux!

HORACE, montrant les ohereux de Lydie.

Moins beaux Que ceux-ci.

LYDIE

Cependant ils viennent de Lesbos ; On les lui vend fort cher.

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