LA BROWN
/... /... don't know, I hâve no feeling in my right hand. I.,. I believe I am paralysed.
FEARON, même jeu,
Well, keep quiet, if you are paralysed. Quand elle a pris de la morphine, elle croit toujours qu'elle est paralysée. Alors, elle bat les murs, pour se prouver qu'elle ne l'est pas. (Riant,) Oh, la stupide! L'autre matin, elle m'agaçait tellement que je l'ai poussée presque jusqu'au suicide. On lui ferait faire n'importe quoi, en la défiant. Ellejouait à promener son revolver autour de sa bouche. Et moi, je lui disais : « Vous n'auriez pas le courage... Non, jamais... jamais! » J'ai vu le moment où elle
allait tirer. Je lui ai repris le revolver. C'aurait été si ennuyeux, cette femme; morte dans ma chambre!
LUC
Tu n'as pas encore tué ?
FEARON
Non. Je ne crois pas que ce soit dans ma ligne. J'ai trop besoin de gaîté. Figure-toi que dernièrement, à Londres, j^avais pris un bureau dans la Cité, pour lancer une fausse mine d'or. Oh, quel bureau c'était ! Dans la pièce voisine, j'avais une amie qui imitait le bruit de deux machines à écrire, en pianotant sur des assiettes. Le garçon, un ancien jockey chassé du ring, venait continuellement annoncer des visites imaginaires et moi, je parlais filons, se It le ment s, pépites, assise devant un immense coffre-fort en carton. Yes, I wanl sonie fun,
LUC
Cette Fearon !
Ce petit Luc î
FEARON
LUC
Avoue que lorsque nous nous sommes rencontrés à Chelsea, tu n'avais aucune idée de ce que tu étais en réalité ?
J'avoue.
LUC
Aucune idée que ce serait moi qui te révélerais à toi-même ?