‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 56 sur 71 · SCENE Vllt · texte numérisé non relu

SCENE Vllt

Ll C

Non. Une chose qui dégrise. Le sentiment de la responsabilité.

Hulloa! Voilà du nouveau.

LUC

Depuis quelque temps, je vois augmenter ses souffrances... et la cause m'en demeure inconnue. Il y a un point de départ, un choc initial, que je n'arrive pas à découvrir. Au lieu de ralentir sa déchéance, je l'aurai peut-être précipitée.

FEARON, se moquant de lui.

Tiens ? La théorie n'est donc pas infaillible ?

LUC

J'ai pu mo tromper.

FEARON, même Jeu,

Mon dieu, les vrais médecins, les criminels patentés se trompent aussi quelquefois. Bah, qu'on l'enferme et tu en seras débarrassé !

LUC

Es-tu tellement endurcie que tu ne puisses plus comprendre...

FEARON, pirouellanl.

Oh! excuse me. J'avais oublié l'amour. Mais pourquoi cette promenade dans l'Ouest ?

Ll C Nous allons au Tombeau de la Chrétienne. C'est là que sa mère a été tuée, jadis, dans un guetapens. Elle désire s'agenouiller sur ce point de l'espace où elle croit la morte présente, en poussière comme en esprit... Elle ne sait pas que la tombe est vide.

FEARON, ricananl.

Conduire une dame sur un sépulcre, au milieu du désert, ce n'est pas une occupation très scientifique, sais-tu ?

LUC, soupirant.

Je sais.

FEARON

Quelle est son idée fixe ?

LUC

Elle veut se tuer, en expiation d'un crime imaginaire.

FEARON

Imaginaire ? Tu en es sûr ? Penh î Elle finira bien par se tuer.

LUC

On dirait que tu le souhaites.

FEARON

Dear no ! Mais c'est si ennuyeux à traîner dans ses bagages, une femme malade ! Quel joli voyage, si je t'avais rencontré seul ! (Bas.) Je vais vendre des armes aux pillards.

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