‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 110 sur 138 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

LES MÊMES, LE MILICIEN paraît au fond et entre. LE CORMIER

Qu'est-ce que tu veux. Moussa ?

LE MILICIEN, saluant.

Mon commandant, Maélik, li bouclé... Li pas content... Li plus parler... Li plus bouger... Li tranquille comme cochon salé.

(Le Cormier et sa femme se regardent avec gêne. Un silence.)

LE CORMIER, Contraint.

C'est bien. {Le milicien salue et fait demi-tour.) Attends. Tu porteras une cruche d'eau dans la prison.

LE MILICIEN

Bon.

MADAME LE CORMIER

Et des fruits. Tu en demanderas de ma part au cuisinier.

LE MILICIEN, riante

Di fruits, n'a pas besoin.

MADAME LE CORMIER

Pourquoi ?

LE MILICIEN, même jeu.

Li être aux fers... Peut pas manger sans les mains.

MADAME LE CORMIER, à SOTl mari.

Ils Pont mis aux fers ?

LE CORMIER

Ce sont les ordres. {Au milicien.) Fais ce qu'on te dit. J'aviserai

LE MILICIEN

Bon.

(// salue el sorl.)

Paul, tu permets que je m'occupe de lui ?

LE CORMIER

Oui, mais pas avant la nuit. Si Rougé te voyait lui porter des douceurs, il serait capable d'aggraver sa peine.

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