ACTE III
LE PHARMACIEN, prenant , par dérîsîon, Paccenl marseillais.
Il se vante, le vieux!
(On le fail taire,) LA SECRÉTAIRE, Continuant, « Je le soutiens, une fois pour.toutes : l'âme est immortelle. Daria fut masseuse au palais des Pharaons. Tué le Pharaon Ramsès IV pour de l'argent... Ijonijojikwtz. »
^jme PATURON
Comment ?
LA SECRÉTAIRE
Ijonijojikwtz. C'est tout.
LE PHARMACIEN
Le mage a bafouillé.
LE MÉDIUM
Vous voyez bien que la fin du message n'émane pas de Samiri.
DEUXIÈME JEUNE FILLE
C'est évident.
LE MÉDIUM
C'est un esprit farceur qui a pris sa place.
LE PEINTRE, convaincu.
Sans aucun doute, nous avions affaire à une force basse.
LE MÉDIUM
Les forces basses jalousent les forces lucides et les combattent chaque fois qu'elles le peuvent.
LE PHARMACIEN, triomphaîil.
Je suis heureux de vous entendre constater que c^est une force basse qui a mis l'esprit en fuite et non pas moi !
LE MÉDIUM
Vous êtes une force basse ! Vous n'aurez même pas attendu d'être dans l'au-delà, pour troubler les séances et égarer les chercheurs.
LE PUARMACIEN
Ce n'est pas une réponse.
LE PEINTRE, apaisanl.
Je vous en prie ! Je vous en prie I Que Samirî ait été chassé de la table par notre ami ou par un autre esprit, peu importe. L'essentiel est que vous soyez convaincus que ce n'est pas Samiri, notre guide si clairvoyant, si hautement inspiré, qui a pu communiquer les insanités que vous venez d'entendre.
^jme p^xuRON, avec émotion.
Mais nous n'aurions jamais songé à l'en rendre responsable, cher Samiri !
LE MÉDIUM
Nous sommes trop habitués à cet antagonisme des forces basses et des forces lucides. Il se manifeste partout, à chaque instant. Il y a des jours où les forces basses sont déchaînées dans mon appartement. Elles secouent ma vaisselle, font craquer mes armoires, éteignent ma lumière. Elles me poursuivent jusque dans la rue. Hier, tenez, je descendais l'escalier du métro, quand un véritable