C TE II
ALBERT
Je ne comprends pas.
BÉATRICE
Tu ne sais pas tout de ma vie. Tu ne sais rien de ma mort.
ALBERT, angoissé.
Est-ce bien toi qui parles, Berthe ? N^est-ce pas un esprit mauvais qui a pris ta place pour m'épouvanter ?
BÉATRICE
Je suis Berthe, celle que tu as aimée sans la connaître. Le trente et un juillet, je me suis jetée volontairement du haut de la falaise.
ALBERT, sarsauiant. Qu'est-ce que tu dis ?