ACTE III
ALBERT, même jeu.
Je dis, moi, que je me tuerai... si je ne découvre pas la vérité.
EDOUARD
Celle que vous cherchez... est inconnaissable... Et celle qui crève les yeux... vous ne la voyez pas.
ALBERT, qui comprend mal.
Du sable ? Dans les yeux ? Je n'y vois pas non plus...
EDOUARD
Non ! Je parle de la vérité.
Hein ?
EDOUARD
Vous ne voyez pas la vérité.
ALBERT
Mais quelle vérité ?
EDOUARD
Béatrice est amoureuse de vous.
ALBERT
De qui ?
EDOUARD
De vous I
ALBERT
Ah I... Vous croyez ?
EDOUARD
C'est l'évidence même... Ça explique bien des choses... Réfléchissez.
(Un lourbillon les sépare- Ils lullenl contre la fureur de l'air, puis se rejoignent.)
EDOUARD
Rentrons.
ALBERT
Coupons tout droit... par la pointe.
EDOUARD
Pas possible.
ALBERT
Pourquoi ?
EDOUARD
Regardez. La mer saute par-dessus.
ALBERT
Prenez le chemin... Je passerai tout de même.
EDOUARD, le retenant.
C'est dangereux.
ALBERT
M'est égal I
{La femme Quémer a surgi devant eux, les cheveux et ses haillons épars.)
LA FEMME QUÉMER
C'est-y chez moi... que vous allez ?