‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 111 sur 169 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

courageuse, mais Blanche, Blanche, la pauvre enfant, on ne peut plus lui demander du courage, à elle. Quels remords aurais-je plus tard, si sa santé réclamait des soins que nous ne pourrions pas lui donner ! Et Judith ! Ah ! Judith, je pense bien à elle aussi. Qui sait ce que peut devenir une jeune fille, la meilleure, la plus honnête, quand sa tête travaille et que le hasard ne lui fait pas peur ! Tiens, je suis soulagée d'un poids depuis que ce mariagç est décidé. Il sera ce qu'il voudra, blâmable, intéressé, bien douloureux aussi ! mais je préfère encore un peu de honte et des chagrins que je connaîtrai à des inquiétudes de toutes sortes qui pourraient se terminer par un malheur. Essuie tes yeux, qu'on ne voie pas que nous ayons pleuré.

Rentre Bourdon suivi de Teissier ; Teissier se dirige en souriant vers Marie, Bourdon l'arrête et lui indique de saluer d'abord M'"o Vigneron.

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