‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 14 sur 169 · SCÈNE III MADAME VIGNERON, BLANCHE · texte numérisé non relu

SCÈNE III MADAME VIGNERON, BLANCHE

MADAME VIGNERON

Ecoute-moi bien, ma minette, je n'ai pas le temps de te parler longuement, fais ton profit de ce que je vais te dire et ne me réplique pas, c'est inutile. Je ne suispascontente du toutde ta tenue etde tes manières, lorsque ton prétendu est là. Tu le regardes, tu lui fais des mines, il se lève, tu te lèves, vous allez dans les petits coins pour causer ensemble, je ne veux pas de ça, et aujourd'hui où nous aurons des étrangers avec nous, aujourd'hui moins que jamais. Que M. Georges te plaise, que vous vous aimiez l'un et l'autre, c'est pour le mieux puisqu'on vous marie ensemble, mais vous n'êtes pas encore mariés. Jusque là, j'entends que tu t'observes davantage et que tu gardes tes sentiments pour toi, comme une jeune fille réservée doit le faire en pareil cas. Tu n'as pas besoin de pleurer. C'est dit, c'est dit. Essuie tes yeux, embrasse

ta mère et va t'habiller. (Blanche quitte sa mère ; lorsqu'elle est arrivée à la porte de droite, Auguste entre par le fond et

annonce Mme de Saint-Genis ; Blanche s'arrête.) Va t ha-

biller.

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