ACTE TROISIEME 2QI
CLOTILDE
Qu'est-ce qu'il vous semble ?
LAFONT
M. Mercier !
CLOTILDE
Eh bien ? M. Mercier ?
J'ai appris ce qui en est et ce que vous savez bien -aussi.
CLOTILDE
Oui, je le sais. Après ?
LAFONT
Vous ne défendez pas Mme Beaulieu, je présume.
CLOTILDE
Ah ça ! pensez-vous un peu à ce que vous me dites ? Est-ce que vous allez reprocher à Pauline de faire pour M. Mercier ce que je fais pour vous ?
LAFONT
Ce n'est pas la même chose.
CLOTILDE
En êtes-vous sûr ? Expliquez-moi la différence.
LAFONT J'en vois une.
CLOTILDE
Laquelle ? Allons. Dites un peu. Laquelle?... Vous ■êtes tous les mêmes, messieurs. Pour vous, nous pou-
vons tout nous permettre, mais vous vous révoltez quand ce sont les autres qui en profitent. Plutôt que de vous occuper de Pauline, vous devriez songer à mon mari qui s'est plaint tous les jours qu'on ne vous voyait plus et qui va vous demander une explication.
LAFONT, montrant la seconde porte du fond.
C'est Adolphe que nous venons d'entendre rentrer ?
CLOTILDE
Oui, c'est Adolphe. Avez-vous pensé un peu à ce que vous lui diriez ?
LAFONT Non.
CLOTILDE
Non. Ça vous fait rire. Tant pis pour vous, mon ami, vous vous tirerez de là comme vous pourrez.