‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 30 sur 169 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

Les mêmes, LENORMAND, GEORGES, puis LE GÉNÉRAL FROMENTIN.

BLANCHE, à Georges, bas.

Ne me parle pas et éloigne-toi de moi. Maman m'a fait la leçon. Je ne savais pas ce qu'elle allait me dire, j'ai eu bien peur.

Auguste annonce : « M. le général Fromentin. » BOURDON, à Merckens.

Vous êtes pianiste, monsieur ?

MERCKENS Compositeur, monsieur.

BOURDON

Vous êtes musicien, voilà ce que je voulais dire. Aimez-vous le monde ?

MERCKENS

Je ne peux pas me dispenser d'y aller, on se m'arrache.

BOURDON

Si vous voulez vous rappeler mon nom et mon adresse, M. Bourdon, notaire, 22, rue Sainte-Anne, je reçois tous les dimanches soirs. C'est bien simple chez moi, je vous en préviens. On arrive à neuf heures, on fait un peu de musique, vous chantez la romance probablement, on prend une tasse de thé, à minuit tout le monde est couché.

MERCKENS

Je ne vous promets pas de venir tous les dimanches.

BOURDON

Quand vous voudrez, vous nous ferez toujours plaisir.

Auguste annonce: « M. Vigneron. »

MADAME DE SAINT-GENIS, à Mme Vigneron.

Comment, madame, votre mari se fait annoncer chez lui?

Le domestique se sera trompé bien certainement.

Entre Gaston, il est revêtu de la robe de chambre que portait son père à la première scène, il imite sa voix et sa démarche.

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