SCÈNE DEUXIÈME
JULIENNE Ou bien ton monsieur de la Bourse ?
LOUISE Taisez-vous donc ; c'est le général !
CLARISSE
Sont-elles méchantes et jalouses ! Venez-vous, Blanche ? je vous attends.
BLANCHE, se levant.
Me voici. Je vous écoute.
CLARISSE
Regardez-moi, Blanche, et répondez-moi franchement. Êtes-vous toujours sage ?
BLANCHE
C'est là ce que vous vouliez me dire ?
CLARISSE Répondez.
BLANCHE Oui, je suis toujours sage.
CLARISSE Pourquoi ?
BLANCHE Mais c'est que cela me plaît mieux sans doute.
CLARISSE Assurément. Une jolie fille comme vous, si elle
». • vers
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IOO LE DEPART
voulait prendre quelqu'un, le trouverait tout de suite, et quelqu'un de très bien. Vous êtes charmante, le savez-vous ?
BLANCHE Peut-être.
CLARISSE
C'est drôle. Quand je suis partie d'ici, je pensais que vous en feriez bien vite autant. Je m'attendais tous les jours à vous rencontrer, au théâtre, aux courses, à Trouville ou à Monte-Carlo... Vous vous trouvez donc bien heureuse ? Le travail ne vous ennuie pas ?
BLANCHE
Quelquefois. (S'éloignant.) Le dimanche, quand il est pressé.
CLARISSE, la retenant.
Attendez, je n'ai pas fini. Si je connaissais un garçon charmant, jeune, beau, riche, vous ne voudriez pas dîner avec lui ? Je serais là, bien entendu, et mon amant aussi.
BLANCHE
Non.
Elle la quitte.
CLARISSE
A son aise ! Ce que j'en faisais, c'était pour elle !... Il y a quelque chose, bien sûr, qui la retient dans cette maison. Est-ce le père ? Est-ce le fils ? Peut-être