‹ Théâtre completChapitre 153 sur 235 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

je dis les choses comme elles me viennent, mais c'est plus fort que moi. Quel brave et digne homme que vous êtes ! Vous portez de l'intérêt au pauvre monde, et c'est bien grâce à vous si nos ménages vont comme sur des roulettes. Ça ne vous suffit donc pas d'être bon comme le bon pain, vous êtes encore hardi comme un lion. A c't' heure, je serais peut-être veuve et mes pauvres petits n'auraient plus de père. Foi d'honnête femme, j'ai une bien grosse envie de vous embrasser ; mon mari sera jaloux de ce baiser-là, car je vous le donnerai de bien bon cœur.

MICHEL

Embrassons-nous, ma petite mère, (ils s'embrassent.) Celui qui vous a coupé le filet n'a pas volé son argent.

Entrée des conseillers.

Page 1