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ACTE DEUXIEME 2Q

SALÉMÈNE

Ils ne m'entendent pas ; Ils sont sourds à la voix qui parle de combats.

O mon pays, ô cité de mes pères,

Qui jetais tant d'éclat sur la terre, Entre tes sœurs tu brillais la première,

Dans les cieux ton étoile va pâlir !

J'entends l'orage, Et mon courage Ne pourra pas te sauver du naufrage.

Affreux destin ! sombre avenir !

Les vents t'arrachent au rivage !

Oui, je te vois t'abimer dans les flots, Et sur ta fin je répands mes sanglots.

Empire d'Assyrie, Je fais pour te sauver un inutile effort ;

Puissé-je trouver la mort, Plutôt que d'assister à ta chute, ô patrie !

LE CHŒUR, en s'endormant.

Laissons encor, laissons les heures

Couler sans bruit ; Que le festin ne cesse et meure Qu'avec la nuit.

SALÉMÈNE

O patrie, Entends-les !

Fête impie !

Le bruit des armes qu'on oublie Viendra réveiller ce palais.

Il tombe anéanti sur le lit occupé précédemment par Sardanapale. La nuit est venue. Arbace reparaît et s'avance prudemment à travers les groupes endormis. Ritournelle. — Le roi traverse le fond du théâtre en entraînant Myrrha. — Arbace s'arrête, et, lorsqu'ils sont passés, il court à Salémène et letue. — Au cri poussé par Salémène, le Chœur se réveille.

CHŒUR

Un cri d'angoisse et de détresse Vient nous surprendre dans l'ivresse.

Le prince ! ô spectacle cruel !

Il est frappé d'un coup mortel.

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