‹ Théâtre completChapitre 176 sur 235 · SCÈNE PREMIÈRE LE BARON, un Médecin · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE LE BARON, un Médecin

Ils sont entrés par la porte de gauche, le médecin le premier.

Eh bien ?

LE MÉDECIN

Votre homme est perdu et il n'a que ce qu'il mérite.

LE BARON

Vous m'étonnez ; une organisation comme la sienne détruite en si peu de temps ; un corps de fer, des membres d'athlète.

LE MÉDECIN

Oui, et il est archi-perdu. Vous l'avez entendu qui me criait : « Le coffre est bon, docteur, le coffre est bon. » Animal ! si tu pouvais voir ton cerveau, tu n'en dirais pas autant que de ton coffre.

LE BARON

Il est malheureusement vrai que la tête s'en va de jour en jour.

LE MÉDECIN, après avoir regardé autour de lui.

Où m'avez-vous amené, baron ?

LE BARON

Chez un savant, un savant d'une espèce particulière ; quel effet vous a-t-il produit ?

LE MÉDECIN

Il m'a fait l'effet d'un ivrogne. Et à quoi emploiet-il tout ce charbon, votre savant, est-ce qu'il en mangerait par-dessus le marché ?

LE BARON

Ne raillez pas, mon ami. Cet homme est très intéressant, je vous assure, si sa maladie ne l'est pas. Il a ou plutôt il avait une intelligence supérieure, une valeur hors ligne, et sans certaines circonstances qui l'ont jeté à corps perdu dans la boisson, son nom serait devenu célèbre comme ceux de Rumkorff et de Faraday. Il aurait illustré ce laboratoire où il mourra misérablement.

LE MÉDECIN

Je vous crois. C'est sa mère sans doute, qui est là auprès de lui.

LE BARON

Non, c'est sa belle-mère. Une créature...

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