‹ Théâtre completChapitre 33 sur 235 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

■qui leur ont coûté cher à élever et qui leur causent de gros chagrins jusqu'à la fin de leurs jours. Ensuite, ne vous mettez jamais sur le chemin des fillettes; il y en a de fines comme des mouches, et d'autres sont ■de pauvres petites niaises; c'est une faute d'abuser celles-là, et avec les premières on joue à qui perd gagne. Ce qui est à vous, bien à vous, c'est ce qui n'est à personne ; jugez ces dames ce qu'elles valent ; ne prenez pas des châtaignes pour des oranges ; riez, chantez, dansez avec elles ; un petit service de temps à autre, et des mamours tant qu'on vous en demandera. Mais quand les chandelles sont éteintes, comme on dit, la comédie est finie. Plus tard, vous avez bien le temps d'y penser, vous épouserez une jolie fille qui vous apportera une dot bien ronde et un cœur tout neuf. Voilà le programme.

THÉODORE

Il est gentil, ton programme, très gentil, et je ne demandais qu'à le mettre à exécution plus tôt.

11 lui prend la taille.

VICTOIRE, se dégageant.

Le beau malheur, quand vous auriez sauté un article. Maintenant on va venir, embrassez-moi comme vous embrasseriez votre nourrice, et bon voyage !

Adieu, Victoire.

VICTOIRE Adieu, gamin.

l'enfant prodigue

THÉODORE Encore î encore !

Delaunay entre et les surprend,

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