‹ Théâtre completChapitre 43 sur 235 · TOUS · texte numérisé non relu

TOUS

Oui, oui, très bien, très bien !

UN HOMME DU CHEMIN DE FER, entrant.

C'est ici qu'il y a des malles à prendre pour le chemin de fer?

BERNARDIN

Oui, mon ami, c'est ici. Voulez-vous vous asseoir un instant et écouter la fin de mon discours ?

L'HOMME Je suis envoyé pour enlever des malles.

Victoire, donnez les malles et revenez tout de suite.

L'HOMME La voiture va passer dans un quart d'heure.

MADAME BERNARDIN Un quart d'heure ! Ah! mon enfant !

On se lève.

BERNARDIN, reprenant.

Un dernier mot. Ainsi, mon fils, ces conseils resteront gravés dans ton souvenir avec les marques d'approbation qui les ont accompagnés ; mais ma tendresse prévoyante a été plus loin et elle s'est efforcée de renfermer toute ta règle de conduite en quelques sentences, code de la vie et ornement de la mémoire. Voici ces sentences :

Ne jette pas ton cœur de caprice en caprice ; La femme est une fleur au bord d'un précipice.

Dis-toi, quand tu verras des hommes de journal : Ils ne font aucun bien, mais ils font tout le mal.

Règle bien prudemment ta dépense diverse ; Tu ne signeras pas des effets de commerce.

Que soient tous tes discours empreints d'honnêteté ; Et ne parle jamais contre l'autorité,

VICTOIRE Voici la voiture !

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