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SCÈNE V Les mêmes, SARDANAPALE, PANIA

SARDANAFALE

Arrêtez !

Où la conduisez-vous ?

BÈLÉSÈS

Au dieu qui la réclame !

SARDANAPALE

Grand prêtre, je suis las de tant de cruautés. Croyez-vous donc que plaise à vos divinités La mort d'une enfant, d'une femme?

BÈLÉSÈS

Connais-tu mieux que moi, M "apprendras-tu la loi Qu'épela mon enfance ?

Ma piété, ma science, Sont au-dessus de toi.

SARDANAPALE

Il n'est rien au-dessus de ton roi.

BÈLÉSÈS

Coupable roi, que rien ne touche, Baai t'a conduit en ces lieux ; Tu vas entendre de ma bouche Les oracles du dieu des dieux.

l6 SARDAXAPALE

Moi qui lis dans les astres Et qui connais le secret des éthers, Je prédis des désastres, Que me prédisent les éclairs. Les vents roulent des menaces, Et dans les larges espaces Brillent les signes maudits ;

Je vois Baal descendre, Je vois ta couronne en cendre, Et tes palais détruits.

Malheur sur ce pays !

SARDAXAPALE, allant à Myrrha.

Être divin, forme légère, Faite pour séduiçe et charmer ; Que ta beauté m'est douce et chère ; Je suis le maître de la terre, Venu vers toi pour te sauver !

BÉLÉSÈS

Enfant, tu m'appartiens ! Noble et pure victime. Il est d'autre supplice, hélas ! bien plus cruel !

Le malheur vaut mieux que le crime ;

Choisis le sérail ou l'autel !

SARDAXAPALE

Etre divin, forme légère, Faite pour séduire et charmer, Que ta beauté m'est douce et chère !

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