SCÈNE IV LA SŒUR, FRÉDÉRIQUE, JULIEN
FRÉDÉRIQUE
Enfin, Julien, je vous en veux un peu de n'avoir pas fait descendre votre mère ici.
LA SŒUR, discrètement.
Thérèse doit avoir fini son devoir. Faut-il aller la libérer, Madame ?
FRÉDÉRIQUE
Merci, ma sœur, oui. Et dites en même temps à Juliette de monter bébé dans sa voiture.
JULIEN, seul avec Frédérique.
Elle aurait des attentions pour nous, cette bonne sœur, qu'elle n'agirait pas autrement.
FRÉDÉRIQUE
Songez qu'elle ne le fait pas par charité chrétienne, mais peut-être par pudeur... J'aime encore mieux croire qu'elle ne se doute de rien ! Vous n'avez pas répondu à ma question.
JULIEN
Quoi ?... Ma mère ?... ici, au château I Elle en aurait été plus gênée que vous. Les Castel, c'est autre chose, c'est campagnard... Et puis, j'ai réparé leur toit... à l'œil... si j'ose dire... (Il rit.) Elles répondent à une amabilité par une amabilité.
Un temps.
FRÉDÉRIQUE
Soyez sincère, votre mère sait tout de nous, n'est-ce pas ?
Un autre temps.
JULIEN
C'est maman.
FRÉDÉRIQUE
Mon Dieu 1 Mon Dieu.l
JULIEN
Je ne lui ai confié que ce que je voulais ; mais