‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 150 sur 254 · LES CASTELS · texte numérisé non relu

LES CASTELS

Voulez-vous que nous vous aidions ?

FRÉDÉRIQUE

^Pas encore. Vous m'aiderez, tenez, quand on apportera les plateaux du goûter. Où ave^vous laissé ma mère ?

ULRIC

Elle s'est assise, avec Madame Bocquet, à la porte de la forêt et elles jaspinent toutes deux.

FRÉDÉRIQUE

Eh bien. Mademoiselle Martin, vous ne venez guère me voir ? Je m'en plains,

JEANNE CASTEL

C'est une petite sauvage.

MONSIEUR DE VILLEDIEU

Vous avez été complètement élevée à la Guadeloupe, Mademoiselle ?

MADEMOISELLE MARTIN

Oh ! J'avais fait un séjour en France I J'ai même été un an au couvent, à Bayonne.

MONSIEUR DE VILLEDIEU

Resterez-vous encore longtemps dans nos parages ?

MADEMOISELLE MARTIN

Je crois que je vais bientôt délivrer mes parentes de ma présence.

JEANNE CASTEL

Délivrer !...

MADEMOISELLE MARTIN

Elles ont été vraiment si bonnes, si affectueuses, ces deux petites, dans mon chagrin !

BLANCHE CASTEL

Nous sommes encore plus vos amies que vos parentes.

MADEMOISELLE MARTIN

J'étais venue passer quinze jours avec elles. Et voilà bientôt deux mois que je les encombre.

BLANCHE CASTEL

Ah ! le chérubin.

Arrivent de Vallée de gauche la petite Thérèse, environ onze ou douze ans, et, derrière elle, une femme de chambre qui brouette dans sa petite voiture un enfant ensommeillé. Deux ou trois ans, pas plus.

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