‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 155 sur 254 · LA FEMME DE CHAMBRE · texte numérisé non relu

LA FEMME DE CHAMBRE

Très bien, Madame.

EUe s'en va à gauche^ poussant la voiture. THÉRÈSE

Maman, je voulais vous demander. J'ai pris ce livre dans la bibliothèque, est-ce que je peux le lire ?

FRÉDÉRIQUE Fais voir ! (Elle s'avance et tend le livre.) Oh 1 un

roman, je n'aime pas beaucoup ça.

THÉRÈSE

Si je ne dois pas...

FRÉDÉRIQUE

Attends que je me rappelle ce dont il s'agit... Non, la fm n'est pas pour ton âge... Somme toute, je préfère que tu lises autre chose.

THÉRÈSE

Bien, maman, je vais le remettre.

FRÉDÉRIQUE

Tu peux lire, si tu veux, une nouvelle que j'ai

23o LES SŒURS D'AMOUR

commencée dans la Revue des Deux Mondés... tu trouveras le numéro dans ma chambre.

THÉRÈSE

Merci, maman.

Elle va s'en aller.

FRÉDÉRIQUE, la rappelant.

Ah ! mon petit, dimanche nous allons à la messe de neuf heures à Villers-Cotterets.

THÉRÈSE

Oui, c'est vrai... c'est dimanche de Pâques.

FRÉDÉRIQUE

Nous ferons nos Pâques à Villers-Gotterets et, samedi, nous irons donc nous y confesser.

THÉRÈSE

Pourquoi pas au village ?

FRÉDÉRIQUE

Parce que je préfère Villers... (Un temps.) et le curé de Villers. Il est très bien, le nouveau curé de Villers, très intelligent, et, étant donné que, pour la première fois, je ne fais pas mes Pâques à Paris, avec l'abbé Loyer...

THÉRÈSE

Bien, maman. Je lui ai envoyé une carte postale à l'abbé Loyer.

FRÉDÉRIQUE

Tu as eu raison.

THÉRÈSE

Je peux rejoindre les autres ?

FRÉDÉRIQUE

Oui.

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