ACTE TROISIÈME 3a
Enchantée de vous revoir, Monsieur ! Depuis la soirée de Madame Picquart...
DASTUGUE
Ne soyez pas étonnée de ma visite imprévue et peut-être importune, je viens féliciter Monsieur Bocquet.
ÉVELINE
Vous aussi ?... Pas possible !... Comment, Monsieur, un Parisien tel que vous, qui partage sa vie entre les cabarets à la mode et les bals du faubourg Saint- Germain, a-t-il le temps de s'intéresser aux péripéties d'une simple vie d'architecte ?
JULIEN, riant.
Mais Dastugue est un homme universel... Nous nous voyons souvent au cercle et, comme c'est un garçon très poli, il s'intéresse à tout ce qui touche ses amis, voilà !... (Se tournant vers sa femme.) Veuxtu faire visiter à Mercereau les nouveautés inappréciables de ta chambre à coucher... J'ai quelques notes urgentes à dicter à Fillon, l'affaire de cinq minutes I Je suis à vous !...
ÉVELINE
1 1 nous renvoie !
FRÉDÉRIQUE
Heureusement que nous ne sommes pas susceptibles 1
MERCEREAU
Je serai d'ailleurs enchanté de connaître les nouveaux arrangements.
ÉVELINE, à Frédérique.
Emportons les cartons à chapeaux.
JULIEN Cinq minutes, pas plus ! (Il va à la table d'un air faussement préoccupé. A son secrétaire.) Tenez 1
Il s* installe.
iVELINE, dans le fond en s^en allant, avec les autres, par la salle à manger.
Tout communique, sauf le salon.
JULIEN, parlant très fort.
Le Mémoire de Parmentier est inacceptable I... Il faut le mettre au prix de série... (Julien fait signe à Dastugue de demeurer ei de loin crie à sa femme.) Je le garde ! (A son secrétaire.) Maintenant, descendez quatre à quatre, Fillon, portez ce pli à la poste et, de là, allez où vous voudrez... aux immeubles... Je vous y rejoindrai tout à l'heure 1... Le secrétaire s'en pa par la porte de droite.