‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 218 sur 254 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

ÉVELINE

Mais qu'est-ce que c'est ? Marie, qui a apporté cette lettre ?

MARIE

Un chauffeur, Madame... il est redescendu.

JULIEN

Une lettre de qui ?

ÉVELIIfE

Non, non, rien, ne t'en occupe pas... continuez..

JULIEN, aux autres, reprenant.

Eh bien, le chapeau Gronstadt a eu le don de plaire à toute une génération d'hommes mûrs que son port rajeunissait... C'est la coquetterie des hommes graves I

MERCEREAU, prenant son chapeau sur le piano. Je vais de ce pas m'en acheter un 1

JULIEN

Ça ne t'ira pas du tout, je t'avertis I Celui-ci est bien plus fait pour toi.

MERCEREAU

Mais c'est une manière de prendre congé de vous !... Je me sauve, ne vous dérangez pas... Je viendrai te voir dimanche, dans la matinée, si tu le veux bien I

JULIEN

Entendu !

MERCEREAU

Ta femme te racontera ma conversation avec Lehmann et Nénot. Épatant I (Jl remonte.) Au revoir. Madame !

Eoeline, plongée dans la lecture de sa lettre, ne répond d*abord pas.

33o LES SŒURS D'AMOUR

ÉVELINE

Ah ! pardon, Mercereau ! Attendez, je vous accompagne... ,^

MERCEREAU

Oh l ne vous donnez pas la peine I

ÉVELINE

Si, sil

Tu t'en vas ?

ÉVELINE

J'accompagne Mercereau et je reviens.

Elle sort avec Mercereau par la porte de droite au fond.

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