‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 66 sur 254 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

EDWIGE et MARGELLE, puis BOUGUET, MADAME BOUGUET, BLONDEL et LE DIRECTEUR de L' i^ AUBE ».

Edwige et Marcelle sont sous les arbres.

EDWIGE

Gomme vous avez Tair heureux, ce soir, Marcelle !

MARCELLE

Pourquoi ne me tutoies-tu pas ce soir ?

EDWIGE

Je ne peux pas m'y habituer. Ma langue fourihe.

MARCELLE

Ah I c'est drôle... puisque cela a été convenu mtre nous.

EDWIGE, aigrement.

Oui, mais je ne peux pas oublier que j'ai été, oi, un peu comme une gouvernante... du même ige que toi... mais...

MARCELLE

Oh I comment peux-tu proférer une bêtise paeille ! Tu me blesses !

EDWIGE

Je n'ai pas voulu te blesser, Marcelle. Je voulais adiquer cette nuance en passant, comme je l'éprouve en ce moment.

MARCELLE

Laquelle au juste ?

loa LES FLAMBEAUX

EDWIGE

Je ne me sens pas de la fête ce soir... mais ti sais que je suis toujours très maussade.

MARCELLE

Tu es de la fête au même titre que BlondeJ qu partage ce soir la gloire de papa, car, enfin, dan son discours, papa a bien rendu à Blondel tou ce qu'il lui doit, j'espère 1

EDWIGE, souriantt

Oh I mais, Marcelle, ne te mets pas en peine d cela. Tu as l'air de penser que j'ai des vénéra tiens à ce point maritales ! Nous ne sommes pa un assez vieux ménage, quoi qu'il en dise, pou que je me conduise comme la « dame du sous directeur », la femme qui réclame pour son mari Oh I Dieu, j'ai horreur de cela ! Et puis, crois-ti que je sois mariée, le crois-tu vraiment ?

MARCELLE

Quel espciit !

EDWIGE

De même que je prétendais me sentir l'invitée de même j'ai l'impression que je ne suis pas m^ riée pour de bon !

MARCELLE, sévère.

Tout simplement parce que tu as fait un tro] beau rêve.

EDWIGE

Oui, sans doute cela 1 Mettez votre main su mon front, Marcelle.

Encore vous !

EDWIGE

Mets ta main sur mon front, Marcelle. Tu voi comme j'ai chaud. Je dois avoir la fièvre.

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