SCÈNE III
EDWIGE et MARGELLE, puis BOUGUET, MADAME BOUGUET, BLONDEL et LE DIRECTEUR de L' i^ AUBE ».
Edwige et Marcelle sont sous les arbres.
EDWIGE
Gomme vous avez Tair heureux, ce soir, Marcelle !
MARCELLE
Pourquoi ne me tutoies-tu pas ce soir ?
EDWIGE
Je ne peux pas m'y habituer. Ma langue fourihe.
MARCELLE
Ah I c'est drôle... puisque cela a été convenu mtre nous.
EDWIGE, aigrement.
Oui, mais je ne peux pas oublier que j'ai été, oi, un peu comme une gouvernante... du même ige que toi... mais...
MARCELLE
Oh I comment peux-tu proférer une bêtise paeille ! Tu me blesses !
EDWIGE
Je n'ai pas voulu te blesser, Marcelle. Je voulais adiquer cette nuance en passant, comme je l'éprouve en ce moment.
MARCELLE
Laquelle au juste ?
loa LES FLAMBEAUX
EDWIGE
Je ne me sens pas de la fête ce soir... mais ti sais que je suis toujours très maussade.
MARCELLE
Tu es de la fête au même titre que BlondeJ qu partage ce soir la gloire de papa, car, enfin, dan son discours, papa a bien rendu à Blondel tou ce qu'il lui doit, j'espère 1
EDWIGE, souriantt
Oh I mais, Marcelle, ne te mets pas en peine d cela. Tu as l'air de penser que j'ai des vénéra tiens à ce point maritales ! Nous ne sommes pa un assez vieux ménage, quoi qu'il en dise, pou que je me conduise comme la « dame du sous directeur », la femme qui réclame pour son mari Oh I Dieu, j'ai horreur de cela ! Et puis, crois-ti que je sois mariée, le crois-tu vraiment ?
MARCELLE
Quel espciit !
EDWIGE
De même que je prétendais me sentir l'invitée de même j'ai l'impression que je ne suis pas m^ riée pour de bon !
MARCELLE, sévère.
Tout simplement parce que tu as fait un tro] beau rêve.
EDWIGE
Oui, sans doute cela 1 Mettez votre main su mon front, Marcelle.
Encore vous !
EDWIGE
Mets ta main sur mon front, Marcelle. Tu voi comme j'ai chaud. Je dois avoir la fièvre.