‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 140 sur 236 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

JESSIE, CHAVRES, BIANCA, puis GEORGETTE

K BIANCA

Comment, vous êtes là, duc ?... On n'y voit ! rien !... Jessie aurait dû allumer.

Elle donne V électricité, puis elle tend la main au duc qui lui fait signe de se taire en regardant Jessie.

k CHAVRES, très haut.

Je m'en allais, chère Madame.

BIANCA

Ah ! vous n'imaginez pas le plaisir que ça me lit d'entendre votre voix, de retrouver votre

ai6 LA POSSESSION

sourire dans cette maison. Il me semble tout à coup qu'il vient d'entrer ici du bonheur.

Chut !... (Puis à voix basse, se penchant vers elle, un doigt sur la bouche.) Qui sait ! (Haut.) Je vais

descendre la côte... Je prends le tramway.

BIANCA, étonnée.

Ah ! vous n'avez pas de voiture ?

CHAVRES, sans répondre, va à Jessie.

Courage, Jessie... Je ne peux souhaiter que cela, du fond de l'âme... Quoi que vous fassiez... où que vous alliez, beaucoup de force, n'est-ce pas ? Et au loin... un peu... un peu d'espoir... L'espoir en la vie !

Il lui baise fervemment la main.

JESSIE Hélas !... Merci, en tout cas... Vous êtes bon.

CHAVRES, activant sa sortie.

Au revoir, chère Madame. Ne m'accompagnez pas, je vous en prie.

Il s'en va. Bianca ne V aocompagne que sur le seuil. La nuit tombe presque complètement. Et la neige a redoublé.

BIANCA, se retourne vers sa fille après avoir regardé au dehors.

Mais, ces lanternes à la grille... Il a donc sa voiture ? II...

Jessie se lève brusquement, va à la porte de droite et appelle.

JESSIE

Georgette !... Georgette !... iM.t valise n'est pas défai

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