ACTE TROISIÈME
ARGIANO
Je regrette, j'ai reçu cette fois-ci des ordres formels... Je ne peux pas aller plus loin.
JESSIE, se levant.
Ce qui veut dire que vous irez jusqu'à la saisie de nos malles, jusqu'à porter plainte, peut-être ?...
ARGIANO
A moins que vous ne cherchiez un arrangement.. Il y en a.
C'est-à-dire ?
ARGIANO
Je ne me permettrais pas de vous conseiller... Emprunter, se faire avancer la somme, c'est affaire de relations... Peut-être en manquez-vous ? On peut vous aider sur ce terrain... Tenez, moi, en ma qualité d'ancien banquier et de maître de manège au Caire, j'ai conservé un certain ascendant sur mes clients... Nous avons ici, à l'b une personnalité importante à laquelle vous êtes très sympathique et pour qui ce serait un plaisir, grâce à mon intermédiaire, de vous avancer cette somme, j'en suis du moins convaincu.
JESSIE
Qui ?
ARGIANO
Monsieur Leroy-Belleville.
JESSIE
Ah ! ah ! c'est un message, Monsieur Argiano ?... Je n'aime pas ce genre-là... Monsieur Argiano, demain à quatre heures exactement vous serez réglé, 1 q, nous aurons quitté votre
établissement. J'ai l'honneur de vous saluer.
i3o LA POSSESSION
ARGIANO, d'un ton glacé.
C'est convenu, Mademoiselle. (A la porte il se retourne.) Dix pour cent en plus pour le personnel, n'est-ce pas ?
Dix pour cent, Monsieur 1 (A Max qui rentre tête basse et ayant revêtu son smoking.) Tu as entendu ?... Je crois que je l'ai remis à sa place 1...