‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 85 sur 236 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Pas du tout. Argentin, n'est-ce pas ?

SANTIAGO

Pour vous servir.

SERGE

C'est de ma part un adieu définitif. Je pars dans un instant. C'est pourquoi je me suis permis de frapper à votre porte.

MAX

Et vous ne reviendrez pas sur la Côte ?

SERGE

Pas de cette année.

M AD Y

La saison est finie.

MAX

Vous partez en auto ou par le train ?

SERGE

En auto !... Mais ne vous dérangez donc pas... Restez à votre jeu. Je ne fais que vous serrer la main.

M AD Y

On a toqué à votre porte en passant dans le couloir, mais faut aller retirer sa chienlit.

PASSEROSE

Il étudiait un coup, le petit, il nous bourrait le crâne !

Défiez-vous !

PASSEROSE

Surtout qu'il a une de ces poisses !...

SERGE

Ecoutez, je vous propose six tours de roulette... six, pas un de plus !

MADY

A condition que j'aie de l'argent dans mes poches de Pierrot.

COLETTE

Je t'en prêterai...

JESSIE

Ça va ? Allez-y... allez-y, pontez !... J'ai des jetons d'un louis !

PASSEROSE

Vous feriez mieux de jouer des sous.

SERGE

De cette manière je dirai adieu à la fois à Nice et à Monte-Carlo ! Une chaise.

SANTIAGO, désignant une chaise.

Voilà.

Je vous en prie...

Les deux hommes, à Vavant-scène, saisissent la chaise ensemble.

SANTIAGO, bas.

Quelle drôle d'idée vous avez eue là ! Et si on leur prend de la galette, à ces pauvres malheureux qui ne roulent pas sur l'or ? Lui m'a déjà emprunté trois cents francs avant-hier au bac.

SERGE

Miii pour leur laisser quelques coupures que j'ai proposé ça !... Il y a la manière ! Si elle vous ennuie, ne jouez pas.

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