‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 93 sur 236 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

pour que le collier fût proportionné à notre appa- I rence.

MAX, qui fait glisser les perles dans ses doigts, une à une.

Tiens !

JESSIE

Quoi ?

MAX

Je n'avais pas remarqué !... Il y a un nœud entre chaque perle.

Eh bien ?

MAX

Ça se fait aussi pour les perles fausses ?

JESSIE

Naturellement.

PASSEROSE, vivement.

Vous avez encore ramassé soixante-quinze louis... C'est Chavres qui s'est fait rincer... Les autres doivent être à flot... Ce qu'il joue mal, cet homme-là !

MAX

Dis donc, Jessie ?... Il n'y en a que quarantedeux... Il en manque quatre...

JESSIE

Tu avais donc compté ?

MAX

C'est toi qui, en revenant l'autre semaine d'acheter cette verroterie, a dit : il y en a quarantesix.

JESSIE

Oui, j'en ai laissé tomber quelques-unes l'autre jour, dans la foule ; le fil s'est cassé. Donne.

i5o LA POSSESSION

MAX

Voilà.

Elle passe dans la chambre.

Tu n'as pas besoin que je t'aide ?

JESSIE, de la chambre.

Merci... ça s'enlève tout d'une pièce !

PASSEROSE, à Max, tenant l'argent.

Les trois mille huit cents francs d'hôtel, plus soixante-quinze louis. Où faut-il mettre ça ?

MAX

Laisse le tout sur la table... Il y avait beaucoup de monde à Monte-Carlo ?

PASSEROSE

Peuh !... à la roulette encore pas mal... mais personne au trente et quarante comme toujours i

MAX

Il paraît que tu as pris le train sous la pluie pour revenir ?

PASSEROSE

Moi ?

MAX

Santiago Oliver m'a dit qu'à quatre heures il y avait eu un orage effroyable el qui dure encore, parait-il, à Monte-Carlo !

PASSEROSE

Ah ! oui, quelques gouttes... ]^ me rappelle... Je suis descendue .si vite de la terrasse pour ne pas rater le train !

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