SCÈNE II Les Mêmes, ISABELLE DESSANDES
ISABELLE, entrant. Tiens? Ah! vous cherchez le frais ! {A rictor.) Oui, 'est ça, allez-vous-en ! (./ Madame Hciman.) Pas vous; nous avons beaucoup de choses à nous dire. Voulezvous que je ferme la porte du hall ?
{rictor entre au salon.)
MADAME IIEIMAN.J
Je vous en prie, madame, vous vous occupez beaucoup trop de moi.
ISABELLE
Non, je suis très, très heureuse près de vous. Je sens que nous commençons une grande amitié; Georges ma tant parlé de vous.
MADAAIE HEIMAN.
Vous n'étiez pas jalouse 1
ISABELLE
Non. Vous aurait-il aimée un peu que je ne serais pas jalouse... C'estjoli, vos bagues... Oh ! une opale !
MADAME HEIMAN.
Superstitieuse ?
ISABELLE
Pas même religieuse... Mais j'ai prié tout de même, ce matin, sous mon voile.
MADAME HEIMAN.
Pourquoi avoir quitté votre robe de mariage ? Vous étiez si belle là-dessous.
Taisez-vous, j'avais l'air d'une mariée de banlieue... Que c'est bOle de se déguiser ainsi, comme un clown ! C'est complètement ridicule ce genre d'exhibition à mon âge. {Débouche une bande dt enfants de tout âge, courant.) Oh! les bébés! Où courez-vous comme ça ? On ne passe pas.