‹ Théâtre completChapitre 148 sur 225 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

GEORGET

Je t'ai répondu.

RICHARD

Ahl

GEORGET, qui s'est repris, à Irène.

Oh! mais il est d'une humeur, ce soirl...

IRÈNE, à Richard.

Pourquoi es-tu revenu? Tu ne vas pas là-bas?

RICHARD

J'étais remonté, en attendant; il n'est pas minuit, je suis en avance. Mais je ressors à la minute.

IRÈNE

.\lor8, en définitive, que vas-tu lui dire?

RICH.\RD, sèchement.

Ce qu'il faudra. Ne te préoccupe pas de ça.

Il n'est pas à prendre avec des pincettes.

{Richard se dirige vers la porte de sortie.) IRÈNE

Tu t'en vas?

RICHARD

Oui.

IRÈNE, vivement.

Mais Georget s'en va avec toi.

GEORGET

Oui, oui. Je t'accompagne.

272 MAiMAN COLIBRI

RICHARD

Viens si tu veux, mais je te prierai de ne pas m'accompagner, au contraire. J'ai besoin d'être seul.

GEORGET

Je te proposais cela pour te faire plaisir, mais du moment que tu es dans ces dispositions... {A Irène.) Vous avez, madame, un fils qui a bien le plus fichu caractère que je connaisse...

RICHARD, avec un froncement de sourcils et un geste d'impatience subit.

Oh ! mon vieux, dispense-toi, ce soir, de ces plaisanteries dont tu es coutumier et que des personnes comme ma mère pouvaient passer à un gamin, mais qui ne sont plus guère de ton âge, je t'assure... C'est pour toi ce que j'en dis...

GEORGET, une imperceptible petite rcugcurau visage^ mais s' efforçant de rire tovit de même en regardant Irène.

Tu es bien aimable Je ne sais sur quel ton, je dois,..

RICHARD, plus doucement et sérieux.

Sur aucun ; je n'ai voulu te donner aucune leçon; c'est mon affection pour toi qui a parlé... Et devant ma mère nous n'avons pas à nous gêner,

n'est-ce pas ? (// lui donne une tape sur V épaule.)

Allons viens mettre ton pardessus, et filons...

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