‹ Théâtre completChapitre 4 sur 225 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

MATROBLA

En venté, Christ est ressuscité.

(Elles s'embassent pus reprennent Uu^ oui'rage.)

LA SERVANTE

C'est la fin de la messe... Les couvertures de ces demoiselles sont faites...

MA ROBLA

Regarde sa malle... Est-elle belle! Et deux valises!... Dire que je l'ai vu grand comme ça, le petit Dimitril... Et maintenant voilà qu'il a des moustaches! Quand je l'ai vu arriver ce soir — j'étais dans la cour de la ferme ;■. donner à manger aux dindes — je me suis dit : « Quel est cet officier que mesdemoiselles nous rapportent? » Il a fallu qu'il me dise : « Bonjour, vieille peau de bique I » comme il m'appelait toujours, pour que je le reconnaisse... Deux valises!... avec ses initiales en rouge. Regarde : D. N.

LA SERVANTE

Est-il vrai, la mère, qu'il reparte déjà demain?

MATROBLA

. Oui, oui, il est venu un jour, en passant, embrasser tante Sonia et tante Laure, avant < 'aller là-bas, avec son régiment, se battre contre les Turcs.

LA SEilVANTE

Contre les Turcs !... Jésus Saint !... nous sommes

en guerre? Quand reviendra-t-il?... Sait-on! Pays

d'étrangers, pays de loups.

(On entend une voix qui appelle : Katucha l Katu-

chal)

MATROBLA

Allons, bon ! La gouvernante.

LA SERVANTE

La voilà qui crio a:^r s Katucha.

MATROBLA

Elle ne cesse de crier que lorsqu'elle est au lit.

LA SERVANTE

Parce qu'elle ronfle ! Sans quoi...

MATRENA, au dehors.

Katucha !

MATROBLA, à la servante.

Que veux-tu, c'a toujours- éf)é ainsi surlaf ten'c... Le maître commande à son chien et le chien commande à sa queue.

Page 1