ACTE TROISIÈME H
LA GRANDE ROUSSE
Tiens, la voilà î
(Elle la lui lance en pleine figure.) (Au gardien.)
C'est pas moi, c'est cette vieille gueuse...
LA KORABLEWA
Elle ment!
LA BOSSUE
C'est la Rousse qui a commencé.
LE GARDIEN, rudoyant la Rousse.
Allons, allons, que je n'entende plus ta voixf
LA GRANDE ROUSSE, moitié riant^ moitié pleurant^ au coup que le gardien vient de lui allonger.
Ah ! ben vrai, le vieux a le poing solide.
(Sur le devant les femmes discuU-nt la scène.) LA BEAUTÉ
Comment ça a-t-il commencé?
LA VIEILLE
Comme toujours parbleu... elles étaient là...
LA GRANDE ROUSSE, criant encore.
Ht'ini croyez- vous?... ce gibier de bagne qui voudrait nous faire la leçon !
LA KORABLEWA
Tu verras ce soir, toi.
LE GARDIEN
A. votre place tons et silence î...(t/ ne cloche «inte. )Et
puis voilà l'heure qui sonne ! Allez... à l'appel pour la prière du soir. La cloche de la chapelle a sonné. Allons vite en rang... sacredieu... Vous allez être en retard... L'appel.
(Le gardien fait V appel '.)
Marpha, Fedosia, Sacha, etc..
(Elles se mettent^ Vune après Vautre, en f-ang et deux par deux. Les pensionnaires sortent toutes en rang et en silence par la grande porte de gauche.
Et silence!...
(La scène est vide un grand moment, puis la petite porte de fer à droite grince et un gardien entre, accompagnant Nekludoff et Nikhine.)